Parution : 27/06/2025
ISBN : 9782384316274
144 pages (148 x 210)

17.00 €

La folk music américaine

De la contre-culture à l’entertainment

D’abord enjeu identitaire puis outil contestataire et finalement produit commercial, l’histoire politique de la musique folk aux États-Unis.
Aux États-Unis, la musique folk a accompagné l’essor des minorités et la contestation sociale, ce depuis les enregistrements de chants amérindiens et africain-américains par les premiers ethnomusicologues, en passant par la musique des ouvriers anarchistes syndicalistes et des quartiers dits « Hobohemia », jusqu’au succès de Woody Guthrie qui chantait pour les fermiers migrants rendus pauvres par la Grande Dépression. Dans les années cinquante, un milieu underground a ressuscité les traditions folks : antifasciste et antiraciste, le folk revival préfigurait la lutte pour les droits civiques. Devenue par la suite plus commerciale, la musique folk s’est combinée avec le rock et éloignée de la politique. Bien qu’incarnée pour beaucoup par des figures comme Bob Dylan ou Joan Baez, la musique folk a une histoire antérieure et souterraine largement méconnue que cet ouvrage propose d’explorer.

Revue de presse

Histoires musicales américaines Patrick Beaumont La Gazette 26 juin 2025
De la folk à la country Serge Hartmaan Dernières Nouvelles D'Alsace 11 août 2025
Sur les routes de la folk avec Régis Meyran Julie Gacon France Culture 6 août 2025
_ La Folk Music Américaine Jacques Brémond Le cri du coyote Revue 25 juillet 2025

Histoires musicales américaines

“Un groupe iconique, un artiste indépendant et des genres musicaux nés aux Etats-Unis au programme de notre sélection de livres consacrés à la musique. (...) Bien qu’incarnée pour le grand public par des artistes majeurs comme Bob Dylan ou Joan Baez, la musique folk a une histoire antérieure et souterraine largement méconnue que cet ouvrage très documenté propose d’explorer. En effet, aux États-Unis, la musique folk a accompagné l’essor des minorités et la contestation sociale. Et ce depuis les enregistrements de chants amérindiens et africain-américains par les premiers ethnomusicologues, en passant par la musique des ouvriers anarchistes syndicalistes et des quartiers dits «Hobohemia», jusqu’au succès de Woody Guthrie – l’idole de Bob Dylan – qui chantait pour les fermiers migrants appauvris par la Grande dépression. Dans les années cinquante, un milieu underground a ressuscité les traditions folks : antifasciste et antiraciste, le folk revival préfigurait la lutte pour les droits civiques. Devenue ensuite plus commerciale, la musique folk s’est mélangée avec le rock et éloignée de la politique.”

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Patrick Beaumont
La Gazette 26 juin 2025

De la folk à la country

“Woody Guthrie, Pete Seeger, Bob Dylan, Joan Baez… Pour toute une génération, le folk américain se réduit à quelques noms, avec Greenwich Village en épicentre et les années 1960/70 en âge d’or.”

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Serge Hartmaan
Dernières Nouvelles D'Alsace 11 août 2025

Sur les routes de la folk avec Régis Meyran

” Pour remonter aux origines de la folk, Régis Meyran nous propose un voyage depuis les champs de coton de l’Amérique esclavagiste, jusqu’aux mouvements syndicaux des années 1920 en lutte pour la justice sociale. Un symbole de contestation de l’ordre politique, social et racial américain. Avec Régis Meyran, anthropologue, chercheur associé à l’université de Nice, a coordonné avec Laurence de Cock « Paniques identitaire », ed. du Croquant et auteur de l’ouvrage « Le mythe de l’identité nationale », ed. Berg International. Partir sur les routes des Etats-Unis à la découverte des pionniers de la musique folk, c’est découvrir un courant musical dont on ne soupçonne pas la diversité. Nos oreilles biberonnées aux grandes voix comme Bob Dylan ou John Baez auraient-elles oublié les sonorités des premières musiques folk ? C’est l’hypothèse faite par Régis Meyran dans La folk music américaine: de la contre-culture à l’entertainment paru aux éditions Le mot et le reste. Le voyage débute à la fin du XIXème siècle où les premières sociétés savantes partent à la recherche de la musique de tradition orale, supposée pure. “Et pour ça, il fallait chercher dans les endroits les plus reculés, notamment les Appalaches, la musique des petits fermiers des montagnes, des migrants, des noirs, des esclaves, etc…” Cette quête de la musique originelle du peuple américain a d’abord une vertu scientifique. “Dès les années 1890 vous avez des ethnomusicologues qui vont sur le terrain enregistrer avec des phonographes, donc des énormes machines qui gravent la musique sur des cylindres de cire [...] Et ensuite, c’est quelque chose qui va faire partie du New Deal américain dans les années 30, c’est-à-dire que le gouvernement va donner de l’argent pour développer ce genre de recherche.” Sur les routes de la folk music, on rencontre le collectionneur John Loomax. Il entame dans les années 1930 un périple sur les routes du Sud, accompagné de son fils Allan. Ils se rendent dans les champs de coton pour enregistrer la musique des esclaves et même dans les prisons où ils rencontrent un célèbre malfrat surnommé Leadbelly. “Contrairement à son père qui était moins politisé, Alan Loomax était très engagé auprès des minorités. Il va plaider la cause noire en particulier, en faisant découvrir de futurs grands artistes comme Muddy Waters ou John Lee Hooker et Leadbelly justement, qu’il amènera enregistrer en studio.” Les artistes découverts par Alan Loomax produisaient des textes très engagés. Régis Meyran cite l’exemple de Scottsboro Boys de Leadbelly : “Il s’agit d’une affaire qui a défrayé la chronique mondiale dans les années 30, qui a été vraiment mise en avant par la communauté noire, avec l’appui des communistes américains [...] Et donc, il s’agissait de soutenir ces jeunes qui avaient été accusés injustement de viol en Alabama. Et donc cette chanson fait référence à ça, et elle dénonce le racisme dont sont victimes les Noirs dans le Sud.” Outil de dénonciation des inégalités raciales, la musique folk était aussi utilisée comme un outil de revendications sociales par les hobos, travailleurs itinérants en marge de la société industrielle. Représentés par des artistes comme Pete Seeger, ils étaient structurés au sein d’un syndicat, les Wooblies, proche de figures anarchistes comme Emma Goldman. Ils vivaient dans des quartiers bohèmes comme Hobohemia, où l’on retrouve le sens originel du folklore, d’une musique issue des traditions populaires.”

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Julie Gacon
France Culture 6 août 2025

_ La Folk Music Américaine

“Par ses aspects érudits sur des faits et des personnes souvent mal connus, par les références à des ouvrages conséquents (dont ceux de l’ami Gérard Herzhaft) et par cette lente démonstration fort bien argumentée, ce livre est un bon moyen de revoir notre histoire commune, ou simplement d’en apprendre les grands axes, dans laquelle l’influence de cette “folk music” n’a pas fini de porter ses fruits sur une bonne partie de notre univers sonore.”

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Jacques Brémond
Le cri du coyote Revue 25 juillet 2025
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