“J’ai lu Bâtards avec admiration. Votre Japon m’a fascinée. Bravo pour ce voyage au bout de l’extrême.”
Amélie Nothomb
« Deux frères au bord de la crise de nerf s’aiment à mort et tutoient la folie lors d’une tournée japonaise apocalyptique. Sexe, drogue & destruction : un trip gonzoïde qui se lit à volume 11. »
Olivier Cachin
« L’épopée sonique de ces deux frères parcourant à train d’enfer le Japon underground se dévore d’une traite et dans l’urgence comme le meilleur des mangas.»
Laurence Romance
« Les voyages (au Japon pour tourner avec son groupe et en passant beaucoup de temps à essayer de se procurer de l’herbe)
forment la jeunesse. »
Thomas VDB
COUP DE CŒUR DE LIBRAIRES :
“Japan Underground. Un récit initiatique sous l’ombre de la fraternité dans l’underground nippon méconnu, ou comment la musique électronique libère l’énergie brute d’une jeunesse japonaise sous pression. À lire à 200BPM.”
Matthieu , FNAC Bellecour (Lyon)
Revue de presse
Que vous soyez fan de dDamage ou pas, lisez ce deuxième livre de Jb Hanak :
« Bâtards » aux Éditions Le Mot et le reste. Car ce livre, c’est l’Odyssée d’Homère, avec ses sirènes et son minotaure, mais dans le Japon glauque des années 2000. Et c’est l’un des intérêts de ce texte de 250 pages: la découverte d’un pays complétement dingue, avec des personnages de DJ, de dealers, de patrons de bars ou de minettes complètement vrillés. L’autre aspect captivant de « Bâtards », c’est sa dimension sociale, voire politique. Le mot « Bâtards » ici n’est pas une insulte. C’est un état. C’est être dans la société mais sans avoir le mode d’emploi. Et avancer quand même, même quand ça casse, surtout quand ça casse. Enfin, ce livre parle surtout d’un être très cher, le grand frère, qui n’est plus là. Et d’un autre qui tient debout comme il peut et qui écrit pour lutter : contre l’oubli, contre le vide. Cet aspect du livre – le plus touchant je pense – est celui qui m’a paru le plus répétitif, par rapport au premier roman de Jb « Sales Chiens » sorti en 2022 chez Léo Scheer. Mais du coup, « Sales Chiens » et « Bâtards » : diptyque en mode Iliade et Odyssée, ou trilogie à venir ? En tous cas, si il y a un troisième volet, j’ai hâte de le lire. Jb Hanak : « Bâtards » Le Mot et le reste.
Je viens d’Hara Kiri, une des mes idoles absolues, c’est Choron et JB il fait vivre cet esprit punk, libertaire qui casse tout. Ce livre qui décrit une tournée de son groupe D-damage avec son frère Fred (pensée et amour éternel à Fred Hanak qui nous a quittés) au Japon est un tsunami qui balaye tout sur son passage. Même Godzilla se carapate dans sa grotte quand les frères Hanak débarquent. C’est méchamment écrit, c’est drôle, c’est puissant et puis c’est tendre. Comme chez tous les vrais punks, derrière le nihilisme de façade se cache un amour solaire de la vie.
Le Japon, c’est le cadre du deuxième roman de JB Hanak, Bâtards, paru au Mot et le Reste. Récit branché sur courant alternatif d’une tournée de dDamage au pays du soleil levant qui n’a jamais paru aussi peu kawaï : entre quête éperdue de weed, salles de concerts aux pratiques douteuses, galerie de personnages improbables cerisiers en fleur qu’on hume comme du protoxyde d’azote, et public transpirant et endiablé à rebours des conventions de la société nippone. Sans oublier un chien : Ourko… Après Sales Chiens paru en 2022, c’est le second roman de JB Hanak qui, par-delà les tribulations d’une tournée WTF, poursuit l’hommage à son frère Fred, disparu brutalement il y a 8 ans. Son style s’épanouit dans la description d’un Japon qu’il semble aimer tendrement malgré la propension funeste du pays à mater toute forme d’émancipation personnelle. « Tout s’équilibre harmonieusement dans le chaos. », écrit-il dans ce livre. Sophisme qui n’a rien à envier au Shinto. Avec la participation d’Alexis Bernier.
Nombreux sont les musiciens et les chanteurs qui s’essayent à l’écriture romanesque, mais peu font aussi forte impression que JB Hanak. Bâtards, son second roman, confirme ce qu’on devinait déjà à la lecture de Sales Chiens en 2022 (Libération du 15 janvier 2022). En apparence, on pourrait craindre une redite. S’il s’agit cette fois encore du récit d’une tournée chaotique de dDamage, le groupe tech-no-punk qu’il formait avec son frère aîné tristement disparu en 2018, Bâtards prend vite une tout autre direction pour offrir l’un des plus fascinants portraits du Japon et de ses marges qu’on puisse lire.
Le talent de l’auteur pour dévoiler une vie entière en quelques phrases et sonder les âmes de ses personnages, sa manière de percevoir les fêlures culturelles d’un pays, son sens du rythme et l’énergie cinématographique de son style, explose littéralement dans ce second livre qui devrait être lu bien au-delà du cercle des passionnés de musique. Avis aux produc-teurs, ce grand roman fera aussi un excellent film.
” JB Hanak livre ici un récit ultra rythmé, sans temps mort. On embarque avec les deux Français, leur chien imaginaire Ourko et quelques Japonais un peu bizarres, à bord d’un van, pour enchaîner les concerts dans des salles poisseuses où la musique se joue toujours à fond.”
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Le nouveau livre de Jean-Baptiste Hanak, Bâtards, est un roman brut et électrisant qui plonge le lecteur dans une tournée japonaise délirante, entre musique underground, fraternité toxique et quête d’identité. Deux frères, figures de la scène électro expérimentale française, débarquent au Japon pour une série de concerts. Entre les salles enfumées de Tōkyō, les rencontres avec une jeunesse en révolte contre un système répressif, et leur propre relation explosive, ils explorent les marges d’une société où la transgression devient une nécessité.
J.-B. Hanak, musicien et auteur, y mêle rythme effréné, humour noir et moments de grâce. Le récit oscille entre la violence des concerts, la recherche désespérée de drogue dans un pays ultra-répressif, et une quête intime liée aux origines kabyle et tchèque des deux frères. Le style est à l’image de leur musique : un mélange de rage, de tendresse et d’absurdité.
Bâtards est une plongée dans les contradictions du Japon contemporain, entre tradition étouffante et contre-culture déchaînée.
“Et cette double ascendance se révèle créatrice, la musique qu’ils créent ne peut que la transcrire. La douleur habite notre musique, affirment ils, mais le réconfort également , ce que les concerts intègrent parfaitement : «_Tout est chronométré, chaque instant compte. Nous sommes attendus . A l’instar des concerts de nos amis, je sens l’appel de la violence. Ce soir, notre prestation franchit un cran supplémentaire vers le bruitisme. Avec Ryo en filet de secours, nous poussons le système à l’extrême. Chaque note de basse tourne en un raz de marée qui enveloppe le public. La salle vibre sous l’effet de résonance, les murs renvoient nos rythmes en écho. Les hurlements de fréquences envahissent mes os. Fred lâche les chiens et la terre tremble : je hurle au secours à m’en éclater les tempes. Vertige._ »
L’implication des musiciens est totale, physique, et le public ne s’y trompe pas, qui réagit spontanément aux créations des deux frères. Parce que le musique, que d’aucuns décrient, est bien le cœur de ce texte qui souligne que l’électro est désormais partie prenante du contexte musical dans lequel nous évoluons.”
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En 2022, dans son premier bouquin Sales chiens, JB Hanak avait craché le morceau sur la réalité de la vie en tournée : embrouilles, sauvagerie, souffrance, et au final “le shoot d’une heure sur scène”. Il rempile avec Bâtards, fort d’un astucieux pas de côté : l’action a été déplacée au Japon. Magie de l’exotisme. En sus des galères dont on se doute d’avance (matos volé, cachets envolés), on a droit à une visite de l’underground déroutant d’un pays que l’on connaît bien mal.
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“Dans l’ombre de ceux que l’on célèbre, il existe des rebelles non encore domestiqués. JB Hanak fait partie de ceux-là. Déjà connu comme musicien — il hurlait ses phrases inaudibles sur les boucles infernales de dDamage — il a fait une entrée tonitruante dans le monde des livres avec Sales chiens (Léo Scheer, 2022).
Il y racontait ses tournées furieuses en compagnie de son frère, dont la mort imminente faisait un contrepoint dramatique. L’urgence de l’écriture imitait celle des concerts, puis des courses inouïes de la débrouille. Le roman valait pour son évocation hallucinée d’un milieu méconnu du Landerneau littérature, celui de la musique hardcore, autant que pour la tension digne d’un film des frères Safdie.
Il récidive avec Bâtards , qui pourrait être une suite s’il ne remontait dans le temps, se concentrant sur un épisode de la vie du groupe, une tournée japonaise. ”
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C’est donc avec un plaisir incommensurable que j’ai dévoré (en avant-première) Bâtards qui sort le 17 avril. On prend les mêmes, les frangins JB et Fred du groupe electro dDamage, accompagnés du fidèle Ourko, et on embarque cette fois pour une tournée au Japon en 2005. Forcément, rien ne se passe comme prévu et on assiste donc à leurs aventures rocambolesques à base de recherche de weed (ultra prohibée là-bas mais qui soulage les maux incurables de Fred), magouilles, embrouilles, bitures, double culture, plans foireux, vol de matos, démêlés avec la police… Mais aussi d’amitié, d’amour et cette relation fraternelle surpuissante et émouvante, sans jamais tomber dans un quelconque pathos. Fred nous a quittés en 2018 et son petit frère lui rend à nouveau hommage de la plus belle des manières. S’il y a moins l’effet de surprise bim dans ta face qu’avait eu Sales chiens, le style est toujours ultra incisif, drôle, rythmé, bien écrit, à tel point qu’on a l’impression d’être avec JB.
JB Hanak, qui n’a pas plusieurs cordes à son arc mais carrément plusieurs arcs, comme le précise très justement Thomas VDB dans une interview promo filmée. ”
“Dans Bâtards (Le mot et le reste), son deuxième roman, la moitié du groupe dDamage, figure de la scène électro expérimentale, retrace le périple des deux frères lors d’une tournée à travers le Japon.
En librairie le 17 avril !”
Thomas VDB décortique la carrière de Jb Hanak à l’occasion de la sortie de son nouveau roman Bâtards. De ses livres à ses dessins, en passant par de nombreuses collaborations improbables (Pierre Richard, MF Doom, Mike Patton, Brigitte Lahaie, Agnès B…), l’acteur-humoriste revient avec le trublion de la scène electro française sur son parcours aussi passionnant qu’étonnant, le temps d’une interview réalisée à Paris, à Petit Bain.
“Il y a des histoires qu’on pensait terminées, relayées au rang d’archive, classées quelque part entre culte underground et souvenirs cramés par trop de nuits blanches. Celle de dDamage, brutalement stoppée par la disparition de Fred Hanak il y a huit ans déjà, était de celles-là. Rideau, silence radio. C‘était pourtant mal connaitre JB Hanak, l’autre moitié du groupe, qui n’est pas du genre à refermer les portes si rapidement. Ainsi, il y a quatre ans, avec son premier roman intitulé Sales Chiens, il revenait sur les tribulations du duo qu’il formait avec son frère. Déjà, il racontait la face obscure, à la fois drôle et tragique, de la vie de musiciens, où les galères, la violence et les mauvais plans s’enchainent. Fort de son succès, il poursuit aujourd’hui avec Bâtards, un nouveau livre qui pourrait en être le prolongement logique s’il n’était pas également voué à être lu seul. Une fois encore, l’écrivain parisien n’y dresse pas un hommage figé, s’adonne encore moins à un exercice censé alimenter sa nostalgie. Il partage plutôt une histoire vivante, pleines de rebondissements et de situations inattendues qui ne laissent jamais le temps aux protagonistes de regarder dans le rétro.”
Le YouTubeur DazJDM recommande Bâtards de JB Hanak pendant Le talk du dimanche soir.
”De la défonce et de la musique”
”Selon toutes les critiques [JB Hanak] est un bon écrivain”
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“Deux frères musiciens français de la scène électro expérimentale partent en tournée au Japon. Ils découvrent la répression liée aux drogues et les stratégies déviantes d’une jeunesse prête à tout pour transgresser l’interdit. En marge des circuits officiels, ils enchaînent les concerts dans des salles underground où les musiques extrêmes procurent une libération cathartique. À mesure que s’accumulent rencontres et épreuves personnelles, se révèle une quête fraternelle et intime liée à leurs origines familiales.
Néanmoins, oscillant entre énergie brute, humour grinçant et instants de gravité, Bâtards dresse un tableau à la fois absurde et profondément humain d’un Japon méconnu. Et de fait sous cette « fiction », JB Hanak revient sur son existence là où paradoxalement sa blessure profonde se cache toujours sous une vision baroque et extrémiste. Cela tient lieu de libération plus que de vider son sac.”
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