Revue de presse
Dans son nouveau livre, le compositeur Pierre Charvet, aussi délégué à la création musicale de Radio France, revient sur le plus grand mystère laissé par Jean-Sébastien Bach à sa mort : l’insoluble code “B.A.C.H”.
“Plutôt que de consacrer une biographie au génie de la musique baroque, Pierre Charvet a choisi de s’intéresser à “L’Art de la fugue”, une suite de fugues et de canons que Bach compose à la fin de sa vie. Partition d’une grande beauté, celle-ci s’achève brutalement par quatre notes : si bémol, la, do, si bécarre. Depuis sa publication au XVIIIe siècle, l’œuvre n’a cessé d’alimenter les débats, voire les controverses parmi les musicologues : comment le Cantor aurait-il pu conclure ainsi son travail ? “L’Art de la fugue” peut-il réellement être de sa main ? Mais Bach, comme le rappelle l’auteur, était allemand, or en notation allemande, les notes si bémol, la, do, si bécarre s’écrivent avec les lettres B.A.C.H. Pour Charvet, il s’agit en réalité d’une signature laissée volontairement par le maître, à a fin d’une œuvre où les jeux d’esprits abondent. Sur la base de cet indice, il entreprend donc d’élucider l’une des plus célèbres énigmes de l’histoire de l’art en une centaine de pages écrites dans une langue érudite, mais toujours accessible. Documenté, riche en anecdotes, souvent drôle, ce livre s’apparente à une véritable enquête policière et dès lors qu’on l’a commencé, il devient difficile d’en arrêter la lecture.”
Pour retrouver la chronique dans le numéro Starwax
“28 juillet 1750, Leipzig, Jean-Sébastien Bach s’éteint. Il laisse derrière lui une soi-disant œuvre inachevée ( ?) qu’il considérait comme son testament musical : L’Art de la Fugue. Cette œuvre, ce projet fou, bouleversant, est construit du début à la fin sur un thème unique ! Bach n’a laissé aucune indication sur l’instrumentation, ni sur l’ordre d’exécution. Le plus troublant de cette composition c’est qu’à la toute dernière mesure, la musique s’interrompt brutalement ! Comme un signe du destin, le compositeur inscrit son propre nom avec quatre notes ? En allemand elles sont : si bémol, la, do, si bécarre. Bref, tout est réuni pour conférer à l’Art de la fugue une aura magique, légendaire et mystérieuse, expose dans le début de son livre Pierre Charvet.”
Pour lire la chronique en ligne
“Au programme de cette 372e émission : hommage au chef d’orchestre allemand Helmuth Rilling suite à son décès survenu le 11 février 2026 à l’âge de 92 ans ; Glenn Gould à l’orgue (1962) et le livre de Pierre Charvet « Le Code B.A.C.H. Enquête sur L’Art de la Fugue » (Ed. Le Mot et le reste, 20 fév.)”